HN Juin

C’est avec une immense joie que je vous retrouve pour cette première newsletter mensuelle. Dans la précédente lettre, je vous expliquais les raisons qui m’ont conduite à diminuer la fréquence d’envoi de la Happy Newsletter. Parmi elles, une en particulier me tenait à cœur, celle de m’octroyer des moments de silence et de retour à la source de mon intériorité. L’inspiration n’est pas comme un interrupteur que l’on actionne le matin et que l’on éteint le soir. Pour ma part, je la puise lorsque mon cerveau est libre de toutes obligations, activités, pensées et agitations. Le confinement a été un très bon révélateur de mes besoins fondamentaux et je me devais de les respecter.  

J’espère que vous apprécierez ce nouveau voyage mensuel vers une meilleure compréhension de vous-même et des autres.

Au commencement de ces lettres, je vous invitais à l’introspection et à procéder à des exercices de développement personnel qui m’ont beaucoup apporté. Mon souhait était de partager mon expérience, de vous inspirer – modestement – et de vous inciter à partir en quête de connaissance de vous-même. Cela sera toujours le cas, rassurez-vous ! Je voudrais attirer votre attention sur une question (parfois une affirmation) que j’ai souvent entendue et qui me fait sauter au plafond : ne trouves-tu pas égoïste de t’engager dans une voie de développement personnel ?

C’est en lisant le livre de Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil, soyez vrai ! que j’ai compris qu’il était temps de rentrer dans le vif du sujet.  

Alors pourquoi peut-on penser que c’est égoïste de se développer personnellement ? 

Au premier abord, le terme “ développement personnel ” peut s’avérer restreint et ne concerner que sa propre personne, dans une démarche individualiste. Il est vrai que les objectifs premiers servent nos intérêts personnels comme : 

  • parfaire la connaissance de soi
  • valoriser ses talents et potentiels
  • améliorer sa qualité de vie personnelle, professionnelle, amoureuse
  • réaliser ses aspirations et ses rêves.

Cependant, il existe des bénéfices secondaires inattendus qui vont indirectement profiter à votre entourage. Je vous propose donc ma réflexion sur ce sujet. L’idée n’est pas de vous convaincre, car chacun est libre de sa pensée, mais seulement de vous montrer combien le développement personnel peut s’avérer source d’altruisme et d’épanouissement collectif. D’ailleurs, c’est la devise de mon site d’auteur :

Pourquoi se tourner vers le développement personnel ? 

Quand rien ne va plus, il est fréquent de consulter un psy sans être pris par un fou ou un égoïste. La seule folie serait de continuer à se laisser dépérir et de rester victime, persuadé que notre propre souffrance vient des autres ou des circonstances extérieures. Il est maintenant fréquemment admis que c’est la façon de réagir à certaines situations qui fait notre bonheur ou notre malheur. Le bonheur, c’est une décision, un acte de responsabilisation fondamental envers soi-même et autrui.   

C’est à cela qu’invite le développement personnel. Se munir d’une caisse à outils pour construire notre bonheur à venir. Ne plus attendre que l’autre nous rende heureux et vice-versa. Cela demande donc un investissement personnel majeur et un changement considérable de sa façon de penser. 

Mais faut-il encore se rendre compte que nous avons besoin de changer ! Admettre que nous sommes vulnérables, que nous ne nous reconnaissons plus (voire que nous ne nous connaissons pas !), que nous sommes malheureux alors que nous faisons bonne figure devant les autres, ou que notre existence est vide de sens. Une fois cette étape d’aveu à soi-même passée, il sera alors vital d’entamer sa journée et de se mettre en route le long d’un chemin de toute une vie.

Alors que certains pourront faire ce voyage seuls, d’autres auront besoin d’être accompagnés sur leur parcours, d’une bouée de sauvetage en cas de forte tempête. Ce guide peut apparaître sous diverses formes : un livre, un thérapeute, un ami qui vous veut du bien, un parfait inconnu rencontré par hasard (si le hasard existe !).

Au milieu du voyage, vous ouvrez de plus en plus de portes et vous découvrez l’univers des possibles. Un monde où tous vos rêves prennent forme, où vos potentiels et votre force vitale vous sont révélés. Votre existence commence à changer et parfois même certaines personnes de votre entourage se comportent d’une façon différente. 

Alors que vous baignez dans une rivière lumineuse, vous rêvez de diffuser cette énergie rayonnante et d’en faire profiter à ceux que vous aimez. Vous avez percé le secret du bonheur, une énergie débordante vous traverse et vous rêvez de voir émerger une vague d’épanouissement collectif ! Généreux et empathique, vous pensez savoir comment sauver l’humanité, sauf que vous avez oublié une donnée essentielle : l’autre n’a peut-être pas envie d’être secouru

Cela vous mine. À quoi bon donner la meilleure version de soi-même si en retour notre entourage reste déprimé et empêtré dans son lot de souffrances ? J’ai moi-même été confrontée au syndrome du sauveur et à la frustration que cela engendrait. Je vous partage donc mes conclusions sur cette expérience humaine difficile, mais qui aujourd’hui détermine ma façon d’être et de me comporter pour rendre vraiment service à mon prochain. 

Comment naviguer du développement personnel vers un épanouissement collectif ?

Le premier requis essentiel est d’attendre que l’autre formule sa demande. Nous avons parfois tendance à anticiper les besoins des autres en pensant que nous pouvons les soulager. La plupart du temps, ils acceptent notre aide et nous croyons que nous leur faisons du bien. Puis nous nous apercevons que malgré notre intervention notre protégé reproduit les mêmes erreurs, toujours coincé dans une boucle infernale de mal-être. Pourquoi ? Parce qu’il ne nous a rien demandé. Nous lui avons tendu la main, sans qu’il la tende en premier. Nous avons dépensé inutilement notre énergie et nous nous sommes même peut-être mis en colère.

À l’inverse, lorsque l’autre est prêt, c’est si gratifiant de pouvoir lui ouvrir nos bras et de lui partager notre propre vision du chemin à prendre. Vous avez donc répondu à un appel et vous saurez comment guider votre poulain qui est à présent sur la ligne de départ.  

C’est d’ailleurs ce qui m’a convaincue d’écrire un livre : témoigner de mon expérience pour aider mon prochain tout en les laissant venir à ma rencontre. Le lecteur peut prendre son temps, décider de lire plusieurs pages ou de refermer l’ouvrage sans jamais le rouvrir à nouveau. Son choix lui appartient. Et pour moi, c’est une façon d’aider douce et à dose homéopathique (en trois tomes :)) !

Deuxièmement, permettre à l’autre d’expérimenter par lui-même. Parfois nous voulons éviter à nos proches de faire des erreurs, car nous les aimons et ne souhaitons pas les voir souffrir. Vous est-il arrivé d’entendre ou de prononcer : “ Ce n’est pas faute de t’avoir  prévenu ”. La seule “ faute ” qui a été commise était celle d’empêcher l’autre de faire sa propre expérience. En le laissant libre de ses actes, nous lui permettons de graver cette expérience en lui, comme un tatouage sur la peau. Une trace indélébile qui sera beaucoup plus formatrice qu’un simple avertissement. D’ailleurs, comme le dit Nelson Mandela : “ Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ”.

Troisièmement, être présent en toute situation, seulement à l’écoute. Alors que l’autre nous confie l’enfer dans lequel il vit, notre première réaction sera de tout faire pour l’en sortir. Nous cherchons une solution à son problème. Nous le forçons parfois à prendre sur lui, nous lui imposons un choix qu’il est incapable de faire, à se changer les idées ou nous cherchons à le convaincre de voir la vie en rose. Nous avons été formatés et éduqués ainsi : à résoudre des équations et des problèmes ! Pourtant, le mieux que nous pouvons faire est simple, c’est de l’écouter, d’accueillir ses émotions et son état de mal-être. La personne qui souffre n’a certainement pas besoin d’être bousculée, ni jugée ou condamnée pour ce qu’elle a fait ou ce qu’elle aurait dû faire autrement. Un beau cadeau à lui offrir est de lui donner la possibilité de s’exprimer et d’aller mal, de la laisser toucher le fond. Tout en veillant sur elle pour éviter le pire.

Je suis moi-même tombée dans le panneau à maintes reprises en cherchant à aider des âmes en peine. J’ai omis à de nombreuses reprises d’être uniquement à l’écoute, d’accepter cet instant présent. Ayant fait preuve de résilience suite à un accident de parcours, je voulais que tout le monde partage ma vision de la vie. Je me suis trompée et je n’ai pas rendu service à ces personnes en me comportant ainsi. Même si je suis toujours persuadée que la douleur est une potentielle source d’éveil et de résilience, je m’abstiens de me précipiter à le formuler à une personne en souffrance, car elle ne serait pas en mesure de le comprendre sur le moment. 

Enfin, plutôt que de longs discours, incarner l’exemple me semble être aujourd’hui la meilleure façon de convaincre autrui du bien-fondé de mes croyances. Si je suis contre le plastique dans les océans et que je ne réduis pas ma consommation, c’est un non-sens ! Être en accord avec ses pensées, ses paroles et ses actes reste pour moi l’exercice le plus difficile qu’il soit. S’il m’arrive de temps en temps de suivre ce dicton : “ Fais ce que je dis et pas ce que je fais ”, j’essaye au maximum de représenter les valeurs que je transmets. Sinon, à quoi cela sert de répandre la bonne parole sans l’appliquer à son tour ? 

Aujourd’hui, je me discipline du mieux que je peux et j’applique dès que possible ces quatre règles qui sont devenues un véritable art de vivre ensemble et une façon de me protéger pour sauvegarder ma propre énergie. Thomas d’Ansembourg, un auteur que j’ai découvert très récemment parle même d’écologie relationnelle.

Un auteur d’utilité publique 

Je vous en parlais en début de cet article, j’ai découvert la plume de Thomas D’Ansembourg. Avec beaucoup d’humour, cet auteur nous livre clairement les quatre fondements d’une communication qui amène au respect de soi et des autres. L’objectif est d’établir (voire ré-établir) des relations sociales plus authentiques en apprenant à exprimer ses sentiments sans juger, à reconnaître ses propres besoins et à mettre en place des actions concrètes.

Partant du principe que nous avons été éduqués à être gentils et à bien se comporter – dire oui même lorsque cela résonnait non – nous créons non seulement un conflit intérieur, mais aussi avec les autres. Par peur d’être rejetés, de ne plus être aimés, nous acceptons parfois des situations inadmissibles.

Cet auteur, qui est aussi conférencier, propose un outil qui, selon lui, devrait être reconnu d’utilité publique et être remboursé par la sécurité sociale : la Communication Non Violente (CNV). Véritable écologie relationnelle, je vous résume les quatre étapes qui ont pour objectif la rencontre vraie avec soi-même et avec l’autre : 

  • Observer sans juger (rester factuel n’est pas toujours évident)
  • Ressentir sans interpréter (exprimer nos émotions quand nos besoins sont satisfaits ou insatisfaits) 
  • Distinguer nos besoins fondamentaux (nos besoins sont comme des poupées russes, les explorer permet de faire ressortir des besoins plus profonds qui n’étaient pas identifiés)
  • Demander ou agir (n’attendons plus des autres qu’ils comblent nos besoins insatisfaits et entreprenons nous-mêmes une démarche concrète, comme par exemple se donner de l’amour !!)

Parenthèse poétique, au cœur de la rose 

Si vous avez lu le tome 1 de La voix qui ne ment jamais, vous avez découvert à quel point l’héroïne, Victoire, cherchait l’amour à l’extérieur et non à l’intérieur d’elle-même. Dans le regard des autres, dans leurs compliments, elle était en permanence en attente des appréciations d’autrui et totalement dépendante de leurs gestes et attentions. Pendant ce voyage, elle comprit qu’elle était uniquement responsable de cet amour et s’efforça de le faire grandir en elle. Ce fut l’un des plus précieux trésors qu’elle garda à vie : l’importance de se donner de l’amour.

Dans le tome 2, Victoire poursuit cette quête de bonheur et explore de nouvelles manières de recevoir son propre amour. Aujourd’hui, je vous partage avec joie une de mes actions concrètes pour satisfaire ce besoin fondamental. 

Depuis le début du printemps, l’apparition des fleurs me donne du baume au cœur et des envies de bouquets à l’infini. Se cueillir et s’offrir un merveilleux bouquet de fleurs des champs sont deux très belles façons de se donner de l’amour. Voici l’un des nombreux bouquets qui ont illuminé mon foyer et mon cœur depuis le mois de mars : 

Puis, en mai, les roses de mon jardin ont fleuri. Cela a été une surprise et une belle récompense de les voir s’épanouir. Arrivée dans une nouvelle maison fin janvier, j’avais découvert ces rosiers laissés à l’abandon, piégés sous un amas de ronces et de lierres. Après un hiver passé à les chouchouter, c’est avec joie que j’ai constaté qu’il s’agissait d’une espèce ancienne et d’une abondance surprenante en couleur, en fragrance et en beauté tout simplement. 

La rose, symbole de douceur et d’amour, est une fleur qui vous accompagnera durant ce mois de juin. Particulièrement si vous êtes une femme, puisque la rose incarne la féminité. En plus de contempler chaque jour ce bosquet vert tacheté de roses et de m’enivrer de ces douces senteurs, je me suis confectionnée un macérat huileux pour le soin de la peau. 

En parallèle, en défaisant mes cartons, j’ai retrouvé mon cahier de poésie que je tenais durant l’enfance. J’ai eu l’immense plaisir de relire un joli poème sur la rose que je m’hâtais de vous partager :

“Quand la rose s’épanouit,

Le petit jardin se réjouit

De l’avoir tout auprès de lui,

D’être le gardien de ses nuits.

Elle est belle avec ses pétales, 

Où frémit encore la rosée.

Le soleil se lève encore pâle,

Et je viens de la retrouver.

La voilà enfin qui s’éveille

Et qui répand son doux parfum.

Elle me séduit, elle m’émerveille,

Elle embaume tout le jardin.

Mais quelle envie de la cueillir,

De lui sourire, de la chérir,

De l‘avoir dans ma demeure

Pour savourer mon bonheur !

Non ! Je la laisse dans son jardin,

Goûter le printemps et l’été,

Les journées chaudes, les doux matins,

Enfin, rayonner de beauté. 

Et vous, quelle est votre meilleure recette pour vous donner de l’amour ? Est-ce un plat que vous aimez vous concocter ? Un livre que vous aimez lire ? Un bain aux huiles essentielles ? Un massage chez votre masseuse préférée ? Je serai ravie d’accueillir vos retours !

Sortie du tome 2 

Vous l’attendez avec impatience, il arrive…

La voix qui ne ment jamais, De l’ombre à la lumière va enfin voir le jour après un lancement très perturbé suite au confinement. 

Les dernières corrections par un professionnel sont en cours pour vous donner une expérience de lecture de qualité ! 

Il sera ensuite envoyé à un imprimeur situé dans l’Ain. Arrivée espérée de mes ouvrages fin juin si tout va bien (délais rallongés suite à la crise sanitaire).

En attendant, vous pouvez soutenir mon travail d’auteure indépendante en le précommandant sur mon site :

Pour les inconditionnel(le)s de la lecture numérique, il sera publié sur la plateforme Amazon courant juin. N’hésitez pas à vous abonner à ma page Facebook pour avoir les dernières actualités.

Merci de votre soutien, de vos partages et de vos avis bienvenus sur les plateformes d’achats !

En bonus, je vous mets le lien de la vidéo ici que j’avais réalisée pour la prévente qui n’a pas pu avoir lieu. Cela vous donnera un aperçu de la suite du voyage de Victoire !

C’est l’heure pour moi de vous quitter et de vous souhaiter un joli mois de juin, sous le signe de la rose. Je suis heureuse de vous avoir partagé ma vision sur le développement personnel et l’intérêt d’en faire un acte altruiste. J’espère que cela vous motivera encore plus de vous immerger dans un travail approfondi de connaissance de vous-même, car de futurs explorations vous attendent dans une prochaine Newsletter ! Au plaisir de vos retours, 

Prenez soin de vous,