HN Octobre

Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de la Happy Newsletter. Le mois dernier, je vous offrais de la lumière et je vous invitais à la cultiver en vous et à rayonner sans limites cette vague bienfaisante. Je dois dire que nous en avons encore bien besoin ce mois-ci et qu’elle devient même vitale. Pour les nouveaux arrivants, je publie mes précédentes newsletters sur mon site. vous pouvez consulter la dernière ici.

Nous avons basculé dans une nouvelle saison, pour le plaisir de certains et pour le malheur d’autres. La lumière du jour va diminuer progressivement jusqu’à fin décembre pour rejaillir de plus belle au printemps. Si certains ne sont pas sensibles à cette baisse de luminosité, personnellement elle m’affecte beaucoup. 

Jusqu’à ce jour, je vous ai confié avec honnêteté mes états d’âme. Je vous ai même encouragé à prendre votre plume et à m’écrire pour partager vos ressentis. Aujourd’hui encore, je vais renouveler cet espace de confiance. 

Cela n’arrive pas qu’aux autres

Et si je vous disais que je lutte contre une fâcheuse tendance à broyer du noir à cette période ? Moi qui revendique un certain optimisme et qui ai toutes les cartes en main pour ne pas sombrer dans la dépression… Moi qui pense que cela n’arrivera désormais qu’aux autres et que cela ne m’atteindra plus jamais ! Pourtant depuis quelques semaines, ma chandelle s’est progressivement éteinte. Mes vieux démons ressurgissent et un certain mal-être me pèse.

Eh oui, ce n’est pas très positif pour une Happy Newsletter ! J’ai même longuement réfléchi avant de publier cela. J’aurais voulu vous dire que je rayonnais de joie et que j’avais célébré l’automne avec enthousiasme. Il en a été tout autrement.

Après un certain recul, je peux vous écrire aujourd’hui que j’ai manqué à mon premier devoir : m’octroyer du temps libre, ne rien faire. Mon tempérament de feu me permet de mener de front plusieurs projets en même temps et d’entreprendre, ce qui est une chance. La contrepartie, c’est l’épuisement que cela engendre lorsque je ne prends pas assez de temps pour me reposer. En découlent alors un certain dégoût, une perte de motivation et une envie de tout envoyer valser pour me transporter à des milliers de kilomètres au bord d’une plage paradisiaque. Partout, sauf ICI ET MAINTENANT. 

Si je vous ouvre mon cœur, c’est que je suis persuadée que mes mots peuvent vous toucher. Vous avez peut-être vécu une situation similaire. Alors, comment se dépêtrer d’une telle situation ? 

L’art d’accepter et non de lutter

Eckhart Tolle, un écrivain, conférencier et enseignant spirituel, a dit : “ L’intensité de la douleur dépend du degré de résistance au moment présent ”. Plus nous luttons contre ce qui est, plus nous souffrons. Vouloir se sentir bien quand ça va mal et montrer aux autres que tout va bien en toutes circonstances est donc illusoire. Il amène à mentir aux autres et à soi-même. Accepter son état, quel qu’il soit, semble être salvateur. Enfin, en théorie, car en pratique, ce n’est pas si simple. D’ailleurs, je vous conseille le très célèbre Pouvoir du moment présent de ce même auteur, si vous ne l’avez pas déjà lu ! 

L’art de tirer des leçons

À chaque difficulté, je me dis toujours : quel enseignement puis-je tirer de cette épreuve ? Ainsi, je transforme la situation négative en opportunité d’évolution pour mon être entier. Il semblerait que dans mon cas, le repos ne soit plus une option et qu’il soit même prescrit de manière systématique, même lorsque je n’en ressens pas le besoin. Il me semble même que pendant le confinement, je vous avais conseillé de bloquer des créneaux dans votre agenda où vous n’avez rien programmé. Un genre de rendez-vous en tête-à-tête avec vous-même, pour ne rien faire. Il semblerait que j’ai omis d’appliquer les bons conseils que je vous donne. 😰

L’art de ne rien faire

Ah, le repos ! Cette sacro-sainte pause que certains redoutent. Pourtant, c’est ce que m’a conseillé mon médecin et j’ai fait le choix de l’écouter. Contre toute attente, je ne me suis pas sentie légitime de m’arrêter, considérant que je dois être à terre pour suspendre toute activité. Au départ, la culpabilité m’a gagnée et m’a laissée dans une impasse. Puis, après quelques jours, j’ai fini par me laisser aller et me dire que cela était pour mon bien. Je me sens même déjà mieux, c’est incroyable. Libre de ne rien faire.

Seul mon goût pour l’écriture ne m’a pas quittée !

Alors si vous aussi vous culpabilisez à l’idée de vous octroyer des temps de récupération, sachez que ceci peut-être lié à votre éducation et aux valeurs que la société vous a transmises. Les valeurs que nous ont transmises les précédentes générations sur le travail ne nous permettent pas d’être toujours confortable avec nos décisions. Nous vivons malheureusement dans une société qui stigmatise l’art de ne rien faire et qui catégorise de fainéant toute personne qui sort du système. Nous sommes responsables de nous affranchir de cela. D’autre part, rappelez-vous que l’énergie de la nature tend vers un ralentissement et que nous vivons nous aussi au rythme des saisons. Il est temps de prendre son plaid, de se faire un bon chocolat chaud et de se poser, en toute tranquillité. Et pourquoi pas, de lire le nouveau livre de Lisaya Camus : 

la-voix-qui-ne-ment-jamais-tome-2

C’est l’automne, ralentissons !  

Une nouvelle nouvelle !

Comme je vous le disais, l’écriture est encore bien présente dans ma vie en ce moment. Ma créativité littéraire déborde même ! Rappelez-vous le mois dernier, je vous proposais une nouvelle spéciale rentrée. Je vous présentais Léna, en quête d’évasion et en pleine remise en question après un voyage transformateur. Elle aussi luttait contre le moment présent, avec l’envie d’être à des milliers de kilomètres plutôt qu’en ce jour de rentrée.

Eh bien, j’ai décidé de faire concourir cette nouvelle et je vous demande votre soutien ! Le magazine Le féminin organise un prix littéraire de nouvelles très courtes (pas plus de 3000 signes) sur différents thèmes. J’ai choisi ” Une évasion lointaine “ qui correspondait parfaitement au sujet de mon texte. J’ai dû le retravailler pour le raccourcir, car il faisait plus de 8000 signes. Raccourcir n’est pas un exercice de style où j’excelle, mais cela a été très formateur. J’ai remarqué que je pouvais supprimer moult petits mots inutiles que j’avais tendance à rajouter pour donner du contenu.

Pour m’encourager et voter pour ma nouvelle que j’ai baptisé “ En un éclair ” , je vous enverrai un prochain mail dès qu’elle sera diffusée !

Je vous retrouve en novembre, pour de nouvelles aventures. D’ici là, prenez soin de vous et ralentissez sans culpabiliser !

De tout mon cœur,