HN Septembre

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J’espère que vous êtes en pleine forme pour cette rentrée et que votre cœur rayonne de joie. Cet été, la liste des inscrits s’est agrandie. J’en profite pour leur souhaiter la bienvenue. Chaque début de mois, je vous écris ces quelques lignes en essayant de vous offrir de la lumière. Comme le dit Calogero dans sa chanson Les feux d’artifice :

” Nous sommes comme des feux d’artifice
Vu qu’on est là pour pas longtemps
Faisons en sorte, tant qu’on existe,
De briller dans les yeux des gens
De leur offrir de la lumière
Comme un météore en passant
Car, même si tout est éphémère,
On s’en souvient pendant longtemps “

Alors êtes-vous prêts à rayonner jusqu’à des années-lumière ? Je vous ai concocté une Happy Newsletter très spéciale pour cette rentrée. Je vous propose en avant-première de lire une nouvelle. Il s’agit d’un récit court, proche du roman et d’inspiration réaliste. Mais avant cela, je vous offre une explosion de bonnes nouvelles concernant le tome 2 de La voix qui ne ment jamais.

Une cascade de bonnes nouvelles !!

Après un été chaotique, j’ai essayé de rebondir en trouvant une avalanche d’idées pour la sortie de mon nouveau roman en ce contexte particulier. L’heure du bilan n’a pas encore sonné puisque j’ai décidé de prolonger cet événement exceptionnel jusqu’à fin septembre. Pour celles et ceux qui ont manqué les épisodes du mercredi, je vous invite à suivre ma page Facebook.

  • Mercredi dernier, j’ai enclenché une offre exceptionnelle qui aura lieue toute la semaine jusqu’au prochain mercredi. Les deux tomes sont au prix incroyable de 20 euros, uniquement sur la boutique en ligne.
  • Une promotion livre numérique gratuit va être de nouveau proposée très prochainement.
  • Les flyers de la trilogie sont en bonne voie de distribution. N’hésitez pas à m’en demander si vous pensez qu’un lieu serait propice à sa diffusion. Un code promo de 15 % de remise sur un livre accompagne chaque flyer.
  • Je l’avais évoqué aussi cet été, une interview est en cours de conception au sujet du livre. À suivre courant septembre !

De la lumière et de la nouveauté

Place à la créativité littéraire ! Il y a quelques jours, j’étais en train de chercher un thème pour cette Happy Newsletter, un nouveau message pour vous accompagner dans ces moments difficiles : le retour de vacances… Puis, j’ai commencé à écrire les premières lignes d’une histoire, qui s’est progressivement transformée en nouvelle. Je ne m’étais jamais adonnée à ce style d’écriture et j’ai trouvé cela fort amusant ! Vous allez donc rencontrer Léna qui essaye tant bien que mal de reprendre sa vie parisienne après un séjour paradisiaque à l’autre bout du monde. Vous allez voir que malgré ses bonnes résolutions, tout ne se passe pas toujours comme elle le voudrait… J’espère que vous l’apprécierez autant que Victoire !

Ce sont les gouttes d’eau qui s’écrasaient en symphonie sur le velux de sa chambre qui la réveilla. La cadence s’accéléra. Des trombes d’eau s’abattaient à présent sur le toit de l’immeuble et retombaient bruyamment sur l’asphalte. Une pluie d’éclairs déchirait le ciel voilé, illuminant la pièce comme en plein jour. Le tonnerre gronda soudain. Inquiète, Léna se recroquevilla sous sa couette et attendit le retour au calme.

Demain, c’est certain, elle pourrait dire adieu à sa robe légère et renouer avec son imperméable.

Le réveil indiquait 3:55.
Il lui restait encore trois bonnes heures de sommeil, il fallait qu’elle se rendorme. Ou sinon… Ah non, elle n’allait pas recommencer avec ses prophéties à la gomme ! Elle se l’était pourtant promis pendant tout l’été. Arrêter d’anticiper tous les malheurs du monde ! Ses réveils nocturnes étaient d’ailleurs en tête de liste. D’ailleurs, elle suspectait d’être elle-même créatrice de tous ses tracas du quotidien. Plus elle en parlait, plus elle leur donnait de l’importance. Elle avait même commencé à leur donner un petit nom et à leur parler, comme elle le fit cette nuit-là avec son insomnie. L’humaniser et se l’approprier ne faisait qu’empirer la situation. Il fallait que cela cesse.
À partir de maintenant, elle allait l’observer et la laisser partir, comme lui avait sagement appris Swenja. Elle regrettait déjà ces longues siestes sous le frangipanier, bercée par la douce voix de Swenja. Cette coach en sophrologie avait réussi à hypnotiser totalement Léna. Jamais elle ne s’était sentie aussi sereine et vivante que ces jours passés en sa compagnie. Elle repensait à ces séances avec tant de nostalgie. Ce calme intérieur qu’elle avait enfin réussi à dompter au fond de sa pensée… Comme cela lui faisait défaut.
Le manque était le symptôme qu’elle appréhendait le plus depuis son retour. Swenja avait évoqué cette possibilité et avait confié le remède :
_ “C’est ton mental qui vit dans le passé et le futur. Toi tu vis ici et maintenant.”
Ressasser ses bons souvenirs ou planifier ses prochaines vacances ne servaient à rien. Mais alors, comment allait-elle faire pour rester ici et maintenant quand elle voulait être à des milliers de kilomètres pour retrouver cette paix intérieure ?
Respire, entend-elle soudain gronder dans les airs.
Se connecter à son corps, profondément. Accepter que toutes les bonnes choses aient une fin. Apprécier le présent tel qu’il est et tous les petits bonheurs qui l’accompagnent. Elle se remémorait ses fragments de certitudes. Elle entendait même les fondamentaux de son mentor :
Tu n’as pas besoin de faire le tour du monde pour retrouver ta paix intérieure. Elle n’est ni à trouver ni à chercher. Elle est déjà en toi.
Tiens par exemple, sens l’air frais qui te caresse le visage. Focalise ton attention sur le clapotis des vagues.

4:35. Il n’y avait plus de ressac à entendre. Ni d’air marin à humer ou de lassi mangue à siroter sur la plage. Seulement le grondement du tonnerre qui s’éloignait progressivement et la pollution de Paris à respirer. La nuit redevenait noire et silencieuse. Partout, sauf dans la tête de Léna.

Lors de son séjour à Bali, elle avait pris de sages résolutions. Comme arrêter de courir systématiquement après le temps. Ralentir sa course folle, son rythme parisien frénétique. Ne plus vouloir maîtriser le temps qui lui échappait totalement. Ne plus vouloir interrompre chaque grain qui s’écoule le long du sablier du temps, surtout lorsqu’un moment est agréable. Ou au contraire, ne plus vouloir attraper les heures suspendues et les faire avancer plus vite, quand cela l’arrangeait. Sa patience avait des limites. Elle était en permanence dans l’attente qu’une belle chose lui arrive. À trop attendre, elle restait prisonnière de ses vaines illusions. Quelques mois avant son départ, elle avait compris qu’elle était elle-même responsable de se secouer pour faire évoluer sa situation. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle avait entrepris ce voyage seule. Elle ne voulait plus attendre une bonne copine pour l’accompagner ou d’avoir rencontré sa moitié. Sa vie lui filait entre les doigts. Elle voulait la reprendre en main et tisser une plus belle toile prometteuse d’un épanouissement durable.

6:45. Le réveil retentit et fit sursauter Léna. Elle avait dû se rendormir sans s’en rendre compte. Ce matin, elle allait amorcer sa nouvelle ligne de conduite qui lui tenait à cœur. Extérieurement, rien n’avait changé. Pourtant, au réveil, elle fut prise d’un élan de gratitude. Elle commença à remercier tout ce qu’elle considérait comme acquis auparavant. À commencer par un bon nid douillet et le toit qui l’avait maintenu au sec durant la nuit. Puis, elle continua à s’extasier devant chaque détail qui agrémentait son quotidien. L’eau de la douche qu’elle pouvait régler à sa guise, la serviette chaude qui l’accueillait à la sortie de la baignoire, suspendue au sèche serviette… Quelle belle invention tout de même ce radiateur à serviettes ! Elle appréciait chaque dose de confort qui lui était offert. Le café qui sortait crémeux de sa machine, rien que par le fait d’y insérer une capsule en plastique. La liste était longue.
C’est le cœur remplie de gratitude que Léna sortit de chez elle, vêtue de couleurs pétillantes dénichées à Bali. Elle avait définitivement rompu sa longue relation de dépendance avec le noir qu’elle considérait à présent trop morose. Rien de tel qu’une jupe violette et d’une veste verte pour égayer sa journée et rivaliser avec la noirceur des Parisiens. Elle avait renoncé à l’imperméable au profit de son parapluie. D’ailleurs, elle n’allait peut-être même pas l’utiliser vu le soleil radieux qui l’accueillait à la sortie de son immeuble. Son deuxième objectif de la rentrée était de taille. Envoyer de la lumière et des sourires à tous les inconnus qu’elle croiserait sur sa route.


Elle emprunta son chemin habituel pour se rendre à la station de bus. La buée qui sortait de sa bouche l’amusait beaucoup, elle qui la semaine dernière cherchait l’ombre des cocotiers pour s’abriter. Ce matin, son parcours lui semblait méconnaissable. Elle fut surprise de remarquer un bâtiment auquel elle n’avait pas prêté attention ces deux précédentes années. Comment avait-elle pu passer à côté de cette merveille architecturale ? Soudain, un bruit de klaxon lui rappela qu’elle était immobilisée en plein milieu du passage piéton. Elle s’excusa auprès du conducteur et accéléra le pas. La voiture s’arrêta à son niveau et le chauffeur ouvrit sa fenêtre pour l’injurier.

Ne pas réagir surtout et envoyer un sourire. Mission accomplie, ouf !

Tandis qu’elle continuait sa traversée éprouvante, au milieu des klaxons incessants et à jouer des coudes pour traverser les rues, le bus fila sous son nez.

Je prendrais le suivant, pensa-t-elle de manière optimiste.

Elle se précipita sous l’abri du bus pour regarder les horaires. La mauvaise nouvelle lui fit pâlir le visage. Trente minutes avant le prochain passage. Il ne lui restait plus qu’une solution : le métro. Ou sinon… Ne pas prononcer cette phrase maudite surtout : arriver en retard le jour de la rentrée.
Elle imaginait déjà ses élèves se moquer d’elle… La maîtresse arrivant après ses élèves était la pire hantise de tout professeur. Elle n’eut plus le choix que de courir pour se rendre à la station de métro la plus proche. En chemin, elle bouscula une vieille dame âgée qui marchait avec une canne dans la rue. Elle s’excusa et ne put s’empêcher de pester.

Mais que font les vieux dans les rues à cette heure-ci de la journée ?

Elle dévala les marches et monta in extremis dans la rame du wagon. Ouf. Elle allait arriver à l’heure. Si tout allait bien. Soudain, elle se rappela pourquoi elle détestait le métro et l’évitait comme la peste. La musique qui s’y jouait en permanence lui perçait les tympans. Elle se sentait déjà agacée, à peine la journée commencée. Tous les voyageurs tiraient une tête d’enterrement. Malgré elle, elle se sentait aspirée par cette vague de négativité et ne put retenir ses larmes. Elle se l’était pourtant promis, mais elle succombait à son émotivité. Elle réalisa qu’elle allait faire cette rentrée à contrecœur. Pour la première fois de sa carrière, elle sentit une boule au ventre. Même lorsqu’elle était enfant, elle se faisait une joie de reprendre les bancs de l’école. Ce sentiment ne l’avait jamais quitté, même après avoir changé de rôle. Aujourd’hui, tout était différent. Elle ne se sentait plus à sa place. Elle n’allait tout de même pas abandonner son poste en ce jour si symbolique ? Confrontée à un dilemme, elle repensa à Swenja à l’autre bout de la planète. Le sourire lui revint et les portes du métro s’ouvrirent sur un nouveau jour.

La suite, please !

J’ai volontairement choisi de ne pas orienter les choix de Léna pour vous laisser songeur… À sa place, qu’auriez-vous fait ? Auriez-vous accompli votre devoir et fait de votre mieux pour ne pas succomber à vos émotions ? Ou pester envers et contre tous, rejetant la responsabilité de votre propre bonheur sur les autres ? Pensez-vous que vous auriez relancé la machine infernale en réprimant vos envies d’ailleurs plutôt que de vous mettre en quête d’un nouveau sens à votre vie ? Ou carrément auriez-vous tout plaqué pour repartir en Indonésie ?

Nous sommes tous face à des choix. Il existe toujours une porte de sortie, malgré tous les arguments que vous pourrez vous donner. Personnellement, à mon retour de voyage, j’étais tourmentée par des sentiments contraires et je l’ai très mal vécu. Je pensais au mal que j’allais faire autour de moi en vivant selon mes propres crédos. Je n’avais qu’une seule idée, fuir pour ne pas avoir à supporter la difficulté du moment présent et me confronter à ces expériences humaines qui sont parfois bien douloureuses. Pourtant, résister à ce qui est a été source de grandes souffrances.

Certainement que vous aussi, comme Léna, vous avez été confronté à cette situation. Vous aviez plein de bonnes résolutions pour la rentrée, de nouveaux principes que vous souhaiteriez appliquer dans votre vie. Par exemple, démarrer votre journal d’introspection et répondre aux mails de Lisaya concernant les exercices cobayes de la précédente newsletter 😉 En théorie, c’est un jeu d’enfant, mais en pratique, rien ne s’est passé comme vous l’aviez imaginé.
C’est normal puisque, comme dit le dicton, « Un jour, j’irai vivre en Théorie puisqu’en Théorie tout se passe bien ! »
Alors, comment réagir pour ne pas sombrer dans la détresse et la désespérance ?
Ne jamais baisser les bras à la première difficulté. Vous n’avez pas réussi du premier coup, vous ferez mieux la prochaine fois. Tout est question d’entraînement et de volonté. Pardonnez-vous, vous n’êtes pas un saint ! Et comme le dit le Dalaï-lama, Never give up ! ( n’abandonnez jamais ! )
Avec tous mes encouragements pour cette nouvelle vague sous laquelle vous ne vous laisserez pas engloutir !!

Belle rentrée à tous,